En cette période de vœux et de résolutions quoi de mieux qu’une note sur la
rétrospective ! Car que sont les résolutions si ce n’est une sorte de
rétrospective de l’année écoulée, et des souhaits pour que la suivante nous
paraisse plus productive, agréable ou décisive selon les cas. Je ne parle pas
ici des vœux types, que l’on oublie aussi vite qu’on les a émis, mais des vrais
résolutions, celles qui ont une réelle influence sur notre vie, privée ou
professionnelle. En cela l’exercice des résolutions de début d’année est
similaire à celui recherché lors d’une rétrospective de sprint. Par son
déroulement ritualisé, la retro doit permettre aux participants, non pas de
faire une liste de souhaits irréalisables, mais de déterminer quelques axes
d’amélioration.
Cette cérémonie semble souvent déviée de son but initial, et quand elle
n’est pas supprimée, par manque d’intérêt ou ‘de temps’, elle peut très
facilement dériver vers un bilan rapide du sprint passé, en occultant l’aspect
de recherche d’amélioration pour les suivants.
C’est partant de ce constat, que durant le dernier laboratoire Agile Sfeir,
nous nous sommes penchés sur le sujet, cherchant des pistes pour dynamiser les
rétrospectives et un déroulement pouvant servant de trame, où chacun pourra
piocher. A la fin de la session, un challenge a été proposé aux
participants : sélectionner un ou deux exercices parmi la liste proposée
et tenter de les introduire dans le déroulement des rétrospectives à venir. Le
résultat de ce challenge sera connu au prochain laboratoire… En attendant j’ai
pour ma part eu la chance de pouvoir présenter l’équivalent de notre atelier
aux Scrum Masters du projet auquel je participe, qui ont bien accueillis cette
‘rétrospective de rétrospectives’ . En attendant de voir les changements qui en
découleront... Voici la trame que nous avons établie, qui est à adapter pour
chaque équipe bien entendue, la rétrospective restant une exercice interne à
celle-ci.
Ouverture de la cérémonie :
Vote de confiance
Objectif : définir le niveau de confiance des présents vis à vis des personnes présentes
- vote anonyme
- de 1 à 5
- Si un seul vote en dessous du seuil donné (ex 1) : la retrospective
est annulée, et le Scrum Master travaille avec chacun en individuel
Vote d'itération
Objectif : Chacun note l'itération passée, et devra répondre à la question : "qu'aurait il fallu pour mettre juste un point de plus ? »
- vote non anonyme
- de 1 à 5
- permet de commencer à récupérer les informations
Exemples d’exercices d'animation pour récupérer les axes d'améliorations
Keep-drop-start
chacun note sur des post-it ses impressions sur
- Ce qui fonctionne pour l'équipe
- Ce qui ne va pas
- ses intérrogations
- les choses à commencer
timeline
Sur une ligne de temps, chacun va aller positionner les faits qu'il
considère comme marquants, en positifs ou négatifs
radar "motivation"
Chacun note son ressenti sur les critères suivants
- son autonomie
- sa maîtrise des technologies utilisées
- sa vision de la finalité du travail de l'équipe
==> un radar peut alors être réalisé individuellement, puis pour
l’équipe
Résolution des problèmes soulevés
Selon la quantité de problèmes soit tous les résoudre, soit effectué un vote
pour déterminer les thèmes à traiter en priorité lors de la session.
Définition du 'backlog' de sortie de retro
Pour les tâches nécessitant un investissement en temps, ne pas hésiter à les
inclue dans le backlog du sprint suivant .
ROTI
- Retour sur le temps investi
- Vote simultané des participants sur la rétrospective en
elle-même
boite à idées pour l'animation de la rétrospective
- bouger! : le fait de ne pas toujours rester assis autour de la table, mais de créer des ateliers de travail, peut aider au dynamisme de la rétro
- Timeboxer : partir d'un temps fixe, et s'y tenir : en moyenne 1h pour une IT de 2 semaines.
- Changer d'animateur : dans certaines équipes, il peut être bénéfique pour améliorer la communication ou l'interet, de changer d'animateur à chaque retro.
- Définir des responsables pour les taches à effectuer
Cette trame ne doit pas être un frein à la rétrospective mais juste une
aide, à enrichir, modifier et faire vivre selon les équipes.
Sur ce, je souhaite à tout le monde une très bonne année, pleine de vraies résolutions et de rétrospectives productives…
Samedi dernier, nous avons organisé avec
Jean-Laurent de Morlhon et Adrian Bolboaca venu spécialement de Lille pour
cela, la première session de coderetreat parisien. Avec Adrien, j'avais essayé
depuis le mois de mars de mettre cela en place, mais il semblait que la
communauté des développeurs parisiens n'adhérent pas à ce concept. La session
de samedi dernier nous a montré que ce n'est pas le cas.
La 4ème et la 5ème itération ont introduit des
nouveaux règles comme, "renoncer à la "primitive obsession", avoir des méthodes
avec seulement 2 imbrications au maximum, exclure les conditionnelles, etc.
Les organisateurs choisissent toujours un endroit
particulier, qui favorise l'émulation créative. Cette année, Taos, située dans
le New Mexico, en pleine terre des indiens Navajo, a été une fois de plus un
endroit étonnant. Chargé de culture, c'était une des destinations préférées de
l'écrivain D.H.Lawrence et de l'artiste Nathalie Goldberg.
Le
principe d'organisation de l'Open Space s'appuie sur l'auto-organisation de
l'agenda de l'événement par les participants mêmes. Ils proposent des sessions
et prennent en charge la facilitation. Les principes de fonctionnement de
l'Open Space se basent sur la responsabilité des participants ( "le principe
"Bumble-bee", the law of two feet", etc). Cette année, l'Open Space a été
facilité par Ainsley Niels , qui est le directeur du programme
Plus que les notes prises en sessions (d'ailleurs le
format est très interactif, tous les participants contribuent, ce qui laisse
peu de temps pour faire l'écolier), ce qui est important est ce qui marque les
esprits : des idées, des concepts, des mots avec forte charge sémantique.
Nous les prenons dans nos bagages de connaissance au retour, pour les
développer, enrichir, partager. Voici ce que j'ai apporté de RFG11 dans mes
valises :
Les sujets qui nous chatouillent sont
là, sur les post-it, et certains se recoupent et recueillent de nombreux
suffrages : ils seront abordés lors des tous prochains Laboratoires
Agiles : Comment lancer un projet Agile ? (ASD, TTR, OJU) et Quel
outillage Agile pour SFEIR ? (GSA, NTO, OJU)
Suivez-nous, nous entrerons dans les détails bientôt...
Les Product Owners internes, ceux qui ont le lien
opérationnel avec le client.
Créer le backlog : sur un plateau
multi-projet, quel est le contenu du backlog le plus pertinent? Nous avons
décidé de créer le backlog par équipe.c'est un backlog multi-projet.
L'estimation ou le planning poker : c'est la clé du
succès. Le planning poker est l'activité primordiale pour partager entre les
membres de l'équipe de développement la même compréhension de ce qui doit être
développé. C'est aussi une pratique hors pair pour responsabiliser les
développeurs sur le contenu et la qualité du logiciel qu'ils vont coder.
Les sprints . de sprints courts semblent plus pertinents que
des sprints longs. La durée choisie est une semaine. En début de sprint,
l’incontournable sprint planning aura lieu. Le stand-up meeting (le
daily Scrum) - Les 10 minutes pour faire le tour des 3 questions:
"Qu'ai-je fait hier, quelles sont les difficultés que j'ai rencontrées,
qu'est-ce que je compte faire aujourd'hui?", est aussi une activité
incontournable? Le bilan du sprint : mise en place du
protocole de réception de la nouvelle version du logiciel La
rétrospective : Nous allons nous focaliser sur des formats rapides,
l'objectif de chaque rétrospective est de fournir un plan d'action à suivre. Ce
qui est important dans les rétrospectives est d'avoir une suite applicable.
Au
début, c'est clairement le client (utilisateur final) dont le but est d'arriver
au sommet et un accompagnateur (guide qui possède des connaissances techniques
poussées et des ascensions peut être similaires). Ca me rappelle quelque
chose...
Les
personnes apprennent à se jauger, se mesurer, et cerner les compétences et
facilités de chacun. L'important est de se connaitre, se faire confiance, voir
lier des premiers liens et affinités... dans la limite du raisonnable bien
évidemment....
La cadence est
celle du groupe et non celle d'un individu, même si le guide joue le rôle de
garant et surveille la cadence. Ne serait ce pas un scrum master finalement ?.
Le rythme est soutenu mais soutenable. Le groupe est solidaire et est lié par
une corde. Cela ressemble beaucoup à une itération : le but est de mener
l'équipe au camp suivant, Tous sont liés par la corde.
Dans les différentes DSI,
on souffre souvent du clivage MOA/MOE. La MOA voyant le côté utilisation par
l'utilisateur final d'un produit; La MOE souhaitant y apporter des
améliorations techniques. La méthodologie Agile se veut fédératrice en amenant
tous les intervenants à partager une vision produit. C'est pourquoi le backlog
contient généralement des stories apportant une vision "utilisation finale" du
produit. Mais pour définir un produit ne faut il pas se poser au moins deux
questions : à quoi ça sert ? De quoi est-il fait ? En effet, son
utilisation peut être optimisée si sa matière suit les avancées technologiques.
Une raquette c'est fait pour jouer au tennis, mais c'est bien mieux en
matériaux composites plutot qu'en bois...




