Suite à une première journée très intense, voici la suite des résumés des
interventions auxquelles nous avons eu la chance d'assister.
Esther Derby : Keynote Self-organised team
Un constat : les équipes qui échouent le font toutes de
manière différentes
Les équipes qui réussisent le font de la même manière. Idéalement une équipe
de 5 ou un peu plus.
Une équipe va généralement suivre le cycle suivant :
- Peu de contrôle du manager
1->2 Dans ce shéma, le rôle du manager va être de lacher prise pour
laisser l'équipe s'auto-organiser.
2->3 Si l'équipe ne prend pas ses responsabilité, elle retombe dans une
certaine anarchie
3->4 Le manager va chercher à reprendre le contrôle
4->1 Retour de la confiance envers l'équipe, Nouveau lacher-prise du
manager
L'objectif est de rester à l'étape 2 en continuant à être collectivement
responsable
François Wauquier
Eric Mignot : Refactoring d’un legacy par les tests
Présentation d'un code legacy “tout neuf” et mise sous test avec
mockito.
Discussions autour des pratiques.
Très interactif.
François Wauquier
Thierry Cros : Accord Toltèques
Thierry nous présente une nouvelle passion: les accord toltèques, originaire
du mexique. Ces accord sont une ligne de conduite que l’on s’engage à respecter
:
- Quoi qu’il arrive, je ne réagis pas de manière personnelle
- Je ne fais pas de supposition
- Je suis sceptique et j’apprends à écouter
- Je fais toujours de mon mieux
L’atelier expérimental nous permet ensuite de considérer l’un de nos
problèmes, et le voir à travers le prisme de l’un de ces accords.
En suivant cet accord, quelle action puis-je réaliser pour sortir de cette
situation ?
Un clé de lecture complémentaire est que la solution se situe sur l’un de
ces niveau hiérarchique :
François Wauquier
Gilles Mantel & Jean Claude Grosjean : Transformation agile à
grande échelle
Valtech a eu la confiance d’une DSI dans le secteur industriel, désirant une
conversion à l’agilité. Ils ont choisi 3 projets pilotes sur 300, (rapides,
petite taille, peu critiques, ) afin de la diffuser.
Ils ont éxpérimenté l’Open Space entre coach, les rencontres entre équipes,
les interactions avec les entités non-agiles, la transformation des standards,
des contrats-cadres, …
François Wauquier
David Gageot : Git
David est maintenant évangeliste de Git, un gestionnaire de source
distribué. J'ai retenu ces avantages:
- Distribué = backup gratuit
- Différents mode/typologie
- Gestion des droits par cercle de confiance
- Permet au lieu de contraindre
- Intégration continue sans serveur avec un private-build scripté
François Wauquier
Bernard Notarianni & Eric Séguier: Réussir ses projets à coût, délais,
périmêtre et qualité fixes
Session controversée où Bernard s'attaque à la recherche du graal du contrat
au forfait agile.
Il prend un exemple personnel de la réalisation d'un jardin par un
paysagiste. Pourquoi ne pourrions nous pas faire cela en informatique
?
- Périmètre = backlog, constitué par l'équipe
- Qualité XP, constituée par l'équipe
Dans la configuration idéale, le client ne donne qu'une description vague de
ce qu'il souhaite, et l'équipe détaille, collabore directement avec lui. Cela
exige de revoir les organisations traditionnelles. La MOA par exemple si on la
conserve, n'est plus un intermédiaire mais un support fonctionnel.
Dans l'ensemble, on rapproche le développeur de celui qui émet son besoin.
Ca ne vous rappelle rien ?
Bernard nous propose finalement une organisation de type XP, en respectant
les contraintes et en faisant varier le périmêtre.
François Wauquier
Pour complément, beaucoup de questions ont été posées et la verve légendaire
de Bernard y a répondu (en partie selon moi car l'usage de la métaphore est
peut être poussée à son extrême...) : "comment appeler ça forfait si le
périmètre n'est pas fixe (obligation de résultat) ?", "N'est ce pas l'émergence
d'un nouveau profil : le super développeur ?", ... Bref, pourquoi si peu
de temps pour un sujet si vaste et qui se prête à tant de
polémique ?
Thierry TREPIED
Jean Claude Grosjean : Personas - une dose d'expérience utilisateur
pour vos projets agiles
Cette présentation n'est pas spécifique à l'Agile et peut très bien être
utilisée dans le cadre de projets "cycle en V" ou autre.
Les personas sont des personnages virtuels qui représentent un utilisateur
final. Il s'agit de lui donner :
- un nom ou plutôt un prénom afin de créer une proximité
- un profil (Age, métier, passions,...).
- But dans le cadre de l'utilisation du produit.
Attention : ce n'est pas une cible type marketing mais
réellement un personnage virtuel.
Ces personas sont créées à la suite d'ateliers et d'interview des clients
finaux.
L'établissement de cette fiche persona permet d'avoir toujours en point de
mire le but d'utilisation du produit en visualisant par exemple sur le
radiateur d'information les personas impactées.
Thierry TREPIED
Guillaume Bodet : Architecture agile et conception émergente - le
concept du jardinier
"L'architecture regroupe tout ce qui est difficile à changer" c'est à dire,
ce qui va être couteux (argent, temps) dans le cadre d'un projet
informatique.
Ce sont donc les langages de développement, les frameworks, ...
Guillaume décrit via cette présentation une vision de l'architecture et de
l'architecte qui permet de la simplifier et de la rendre plus
flexible.
Par exemple si on a plusieurs projet avec différents architectes, il faut
créer la notion de "Architecte Chief" ou encore "Architect Owner" qui a pour
but de centraliser les décisions en termes d'architecture commune.
Il est également "facile" de ne pas tomber dans le piège d'une architecture
complexe : privilégier l'échange de document (type Rest) au RPC entre
différents systèmes.
Le jardinier peut changer l'apparence d'un jardin via quelques modifications
à l'inverse d'un bâtisseur de cathédrale par exemple...
Thierry TREPIED
Régis Medina : Satisfaire complètement son client avec le Problem
Driven Devlopment
La démarche de Régis est simple : pour satisfaire un client, il faut
connaitre ses problèmes, son besoin.
Pour cela rien de mieux que d'aller l'observer.
Se mettre derrière lui et prendre note du cheminement dans l'appli, voir
s'il se retrouve dans les menus proposés, ... Sa préconisation : aller sur
le terrain et observer.
Egalement ne jamais partir du principe que "c'est une évidence". Pour un
informaticien, le placement d'un bouton peut être instinctif, sans discussion,
mais une fois l'application donnée à un utilisateur, on se retrouve devant une
incompréhension de sa part et un blocage dû à une disposition non conforme à
ses attentes de ce qui est mis à sa disposition.
Il faut donc l'observer, établir un cheminement pour aboutir à la
fonctionnalité, mettre en évidence les points de douleur, et revenir vers lui.
ça peut se résumer en :
- en tirer les bonnes leçons
Ce discours s'adresse essentiellement au Product Owner qui doit s'imprégner
au plus prêt des problèmes de ses utilisateurs finaux.
Thierry TREPIED